NOS PARTENAIRES






Les Jardins

 

L'Objectif :

Aménager un terrain dans les villages partenaires pour permettre aux acteurs d’améliorer la satisfaction de leurs

besoins élémentaires.

 Problèmes à résoudre :

Transformer un sol appauvri d’une terre en friche  en terrain productif

Lutter contre la sécheresse .   

Proposer des solutions durables pour une agriculture adaptée au contexte

Technique retenue :

Préparer le sol en utilisant l’agroforesterie pour :

Réduire les effets de la sècheresse

Améliorer la structure du sol

Lutte biologique ()contre les principaux ravageurs et autres insectes phytophages qui risquent de s’attaquer aux récoltes.

Proteger les cultures contre les animaux divagants !(   )

Produire de la nourriture pour les humains et les animaux

Gérer les cultures en pratiquant l’assolement et les associations de plantes         

 Investissement impératif :

Création d’un point d’eau : forage en profondeur avec pompe électrique fonctionnant à l’énergie solaire combiné à un  bassin puis ultérieurement à un réservoir (château ou polytank surélevé) de plusieurs dizaines de M3», auquel est associé un système d’irrigation goutte à goutte par gravité. 

Etapes et réalisations :

 A l’arrivée de l’équipe du GADD, le terrain identifié aprés palabre avec les villageois : portion de brousse,   un an après,

le tour du terrain et l’espace du jardin sont défrichés. 

Rencontres avec la population :

Après une visite de courtoisie avec des représentants des Comités Hommes et Femmes, le travail de défrichage est programmé. 

Passé le temps de palabre, il est décidé de matérialiser le périmètre  avec des troncs d’arbres (eucalyptus) tous les 20m.

Plus tard, des haies d’épineux protègeront le jardin, haies étagées qui serviront également de coupe-vent. 

La visite sur le terrain, avec les techniciens burkinabè, permet d'envisager  l’organisation du terrain. 

  

 Les villageois doivent pouvoir comprendre les propositions et donner leur avis

 

Après finalisation des branchements, vérification du fonctionnement de la pompe..

L’eau du puits devient disponible ; la création des planches sur les 4 parcelles, la mise en culture

du jardin et la plantation d’arbres fruitiers sont envisageables.

Dans le même temps, des formations, en mooré et en français sont réalisées.  ..../...


Zones d’intervention du GADD :

Province de la Gnagna : BOGANDÉ 37 villages 89 000 hab.


Province du Kadiogo  : TANGHIN DASSOURI 48 villages 69 000 hab.

Province du Ganzourgou: Commune de ZAM  35 villages

 

Les trois  villages du  Kadiogo commune de Tanghin Dassouri sont Goghin, Bogodogo et Dawanagondé et bientôt un quatrieme a YALGATENGA (en creation pour mars 2019)

Les trois villages de la Gnagna commune de Bogandé sont Diepergou (créé en 2014) Sorgha* (2015) ,Tieri (2017), Niabondeni (juin 2018).

Le  village  du Ganzourgou  commune de ZAM : Sabcé **(Juillet 2018)

 **en partenariat avec l'association  CJS de Colomier

 

Les jardins du GADD sont installés après la création d’un forage équipé d’une pompe solaire.

 

Une surface de 2000m2 est retenue, avec possibilité d’agrandissement.

     

 

      

                                            

L’eau étant disponible toute l’année, les jardins équipés en goutte à goutte produisent des légumes pendant toute la saison sèche, d’octobre à juin.


 

Premiers jardins sur la commune de Tanghin Dassouri 

  

Le premier fut Goghin, créé en 2012

 

 

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  2- Les jardins en 2014

 

C’est le seul jardin équipé d’un groupe électrogène, malheureusement subissant de  nombreuses pannes.                         

 En 2016, c’est la détresse : La énième panne du groupe électrogène a eu lieu au mois de mai  et la pompe ne pouvant plus fonctionner, le jardin est redevenu une zone de brousse…

3- Quelle tristesse pour ces femmes courageuses….

 

Une solution, fiable et sans frais quotidien de fonctionnement, est alors envisagée pour garder l’installation et la pompe  qui fonctionne en 220V : des panneaux solaires alimentant un convertisseur hybride et des batteries pourraient fournir le courant nécessaire à la pompe.

Encore fallait-il  trouver le financement de cette installation !

 

La réponse à l’appel à la solidarité et à la mobilisation que nous avons lancé  a été très généreuse et nous a fait

chaud au cœur…

Premiers concernés, les habitants de Goghin se sont mobilisés.

  

   

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Les femmes du groupement cotisent, avec des sommes, certes  petites, mais  importantes  à leur niveau et elles sont soutenues par les notables et les chefs coutumiers.

 

 Mais rien n’aurait été possible sans le magnifique élan de générosité de membres du GADD France et Burkina, et de tous nos amis sensibles aux actions que nous menons. En quelques jours, la somme des dons a atteint le montant permettant de financer l’achat du matériel nécessaire.

 Grâce à la compétence et l’intervention de Benjamin Oubda et de Abu Ouattara, adhérents du Gadd Burkina, l’installation des panneaux solaires, du convertisseur, des batteries et les connexions nécessaires ont été rapidement réalisés.

     

6- Les panneaux solaires sont fixés sur le toit   

 


           
                                                                                          7- Fin du branchement des batteries

 

Les derniers branchements se sont faits à la lumière des torches.

     

   8-L’équipe gagnante, Abu, Ernest et Benjamin

   

9-Oui, c’est bon, Maylis confirme : l’eau monte dans le château

 La joie des femmes, prêtes, ayant hâte de réinvestir très vite LEUR jardin, était émouvante. Depuis, Maylis et Christiane nous ont confirmé que le jardin était à nouveau travaillé et que les premiers légumes croissent dans les planches arrosées par le goutte à goutte.

  Merci à toutes et tous …Pour leurs mamans et pour eux, la vie sera un peu plus facile…..

 

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Le jardin de Bogodogo à Tanghin Dassouri

 

C’est en 2015, que le jardin prend forme sous l’impulsion d’Adama, maître jardinier et véritable moteur pour le groupement qui prend l’avancée du projet à cœur.

La pompe solaire fournit de l’eau pour la population (200 bidons de 20 l par jour) et pour le jardin (3 m3/jour).
Des planches de maraîchage (oignons, tomates, salades et choux) ont été préparées, adaptées au système d’irrigation par  goutte à goutte et une pépinière de semis mise en place.

De jeunes burkinabés, Alexis, remplacé par Jean-Luc en 2017, assurent les formations  en français.

 

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Avec Morgane et Maylis, Volontaires Service Civique en 2017

 

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Plantation de haricots

 

 

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   Ernest et le groupement de femmes : explication pour le semis des planches

 

 

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Dawanégondé

 

Un des derniers  jardins : Tanghin Dassouri

 

 

A Dawanégondé, les travaux de clôtures sont pratiquement terminés, des hommes sont venus aider Simon et Zacharie, de la main d’œuvre bien venue.

Aussitôt, des femmes sont venues, avec leurs machettes et leurs dabas pour débrousser,  je dis bien débrousser et non pas débroussailler !

 

 

21-Avec les machettes, le débroussage sera rapide.

 

Travaux pour l’entourage des nouvelles parcelles. Les belles planches de tomates nous incitent à  avancer et à continuer l’aménagement.

 

22-Visite à Dawanégomdé : explications à Sam, nouveau soutien du GADD

 

 

 

23http://gadd-asso.org/userfiles/image/Img-2017/3-Jardin-Dawan%C3%A9gomd%C3%A9-le-goutte%20%C3%A0%20goutte&productions.jpg

 

 

 

http://gadd-asso.org/userfiles/image/Img-2017/4-Jardin-Dawan%C3%A9gomd%C3%A9-le-goutte%20%C3%A0%20goutte&productions.jpg

24 -Jardin de Dawanégomdé : goutte à goutte et productions

   

A Dawané, les tomates commencent à murir.

Pour accélérer les choses, nous cherchons et trouvons avec beaucoup de mal, car la saison est passée des plants de tomates, de choux, d’oignons, nous cherchons toujours des aubergines.

 Paul nous a ramené des quantités de graines sélectionnées, distribuées par  l’association : Kokopelli, basée au Mas d’Azil : « Pour la libération de la semence et de l’humus ! ».

  

Les jardins de la commune de Bogandé

 

  

 

 

Le jardin de Diepergou

 

En 2016, pour sa deuxième année d’existence le jardin de  Diépergou fonctionne bien avec l’arrosage par goutte à goutte, les rendements sont très bons : tomates, oignons, pommes de terre, aubergines, etc…L’investissement du jardinier Dimanchi et des femmes du groupement qu’il sait mobiliser, est réel.

Le puits qui fournit l’eau extraite par une pompe solaire est approfondi en avril pour augmenter sa capacité de production.

L’alphabétisation et la formation en français se font sur les 2 sites de Diépergou et de Sorgha*. Chaque site regroupe 25 femmes de tous âges.

Le thème principal de ces leçons concerne les jardins, la culture et les éléments de calcul indispensables à la vente.

 

25 2JardinDiépergou.JPG

 

Là, le zaï a donné de très bons  résultats, des épis magnifiques, alors que, juste à côté un champ cultivé traditionnellement a un

rendement très mauvais.

S’il fallait encore prouver l’efficacité de la technique du zaï, les photos ci-dessous la démontrent amplement !

Zai ou pas.JPG

26-Zaï ou pas Zaï

Epis sorgho.JPG

27-Superbes épis de sorgho  (malgré une pluviométrie un peu faible…)

 

 

Mais un barrage a cédé et les réserves d’eau diminuent dans le puits qui n’est plus alimenté en eau.

Le remède : enlever le peu d’eau qui reste, creuser, enlever l’eau, creuser….

 

Il  faut tout d’abord démonter  la pompe solaire  et  vider le fonds du puits…    

 

  

   28AaDémontage.JPG  

29  AbDémontage.JPG

 

28-29  :Les villageois et les amis se mobilisent pour nous aider au démontage

 

    30CaDescente.JPG   

 

31DaTirer.JPG

 

30-31-Le puits est vide… Il faut maintenant remonter les gravats

 

 

La nappe va se libérer dans les prochains jours et augmenter la quantité journalière disponible.    

 Nous pouvons réinstaller la pompe solaire qui fera à nouveau  « monter l’eau » dès le lendemain matin  et vérifier son bon

fonctionnement.

32HjFin.JPG

32-Tout est remonté…L’eau va monter ….. le jardin est sauvé !!

 

 

En novembre 2017, nouvelle saison : nous avons préparé la terre, arrosé et planté 150 plants d’oignons, une cinquantaine de plants de tomates, et demain une centaine de choux.

 

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Entre temps on répare les tuyaux crevés, les branchements défectueux avec des pièces de rechange qui arrivent par le car de Ouaga.


 


Comment se déroule la création d’un jardin du GADD ? 

 

Un exemple avec le jardin de Sorgha* (Bogandé)

 

En novembre 2015, le site nu : un morceau de brousse latéritique et aride, tout est à faire.

 

Réunion à Sorgha.jpg

 

34-Après concertation avec la population, c’est décidé : le champ école sera implanté là

 

Début février,  premier objectif : installer la pompe solaire, les polytanks et la cuve, sécuriser le matériel.

 

IpnSorg.JPG

35-Les barres d’IPN sont scellées :

elles vont  supporter les polytanks et les panneaux solaires

 

 

 

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  PuisageEnfantsSorg.JPG  

37-Essai de puisage avec la nouvelle  pompe solaire : surtout  ne pas perdre l’eau…    

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     38-L’installation est terminée ; tourner un robinet, c’est moins fatigant et plus rapide que de pomper !

 

Puis, les conditions étant réunies, installer  le jardin, le délimiter, le clôturer,  placer la cuve et les tuyaux du  goutte à goutte,  préparer le compost par le creusement de 3 fosses et surtout ….

Que le jardin soit en partie planté.

Pari réussi. Des  plants de tomates, de choux et d’oignons ont été repiqués avant notre départ.

Toute la population s’est investie et a contribué à la concrétisation de ces objectifs.

 

RepiquageSorg.JPG

 39 -Les tous premiers plants sont repiqués avec l’arrosage par goutte à goutte

 

 Un grand bravo et un grand merci à tous

 

Sorgha* en février 2016

 

 40-Un beau jardin, de belles planches de légumes

 

 

Sorgha* en novembre 2017

 

 

 

 41 -Le jardin de Sorgha* … qui était si beau en juin !

 

 

En perdition à cause de problème de chefferies *! Il faut relancer : nous embauchons un homme d’expérience d’une soixantaine d’années, qui semble déjà s’impliquer très fort ; il parle fort bien le français et le gourmanchéma est sa langue maternelle. Il dispose d’une grande autorité  naturelle, car il est juge au "koglweogo"    (la milice populaire qui traque les voleurs).

Il officiera dans les 3 jardins, Diepergou, Sorgha* et Tieri (qui est en cours de mise en œuvre ; limites, préparation des planches, fosses compostières…).

 *Le jardin de Sorgha sera demonté et remplacé par un nouveau jardin en Juin 2018  au village de Niabondéni ....

 

 

 

Niabondéni

 

 

A Niabondéni, toute première saison de jardinage,Là du maïs a été récolté ,et  quelques planches sont repiquées,

Toutes les femmes sont très occupées  par le début de leurs  récoltes et vont devoir s’organiser pour venir quand même au  jardin !

 

Tieri

  

Le nouveau jardin créé en 2017

 

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43 Le jardin de Tiéri est défriché pour préparer les planches et les fosses compostières sont creusées.

 

 

Décembre 2017 : grâce à la nouvelle équipe, Jean le nouveau jardinier, et des femmes motivées, le nouveau jardin est superbe.

 

 

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  45   Jean, Assibidi,  la présidente  et les femmes du jardin de Tiéri

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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